De l'idée à la reconnaissance

Depuis longtemps Antonius Driessens aime la texture révélée par le bois brûlé.

Encouragé par la galerie Galea il expose à l'Isle sur la Sorgue en 2012. La même année il reçoit le prix du jury pour sa sculpture « fragile » puis c'est le comité des ateliers d'Art de France en 2013 qui le sélectionne pour exposer au cœur du salon Maison& Objet. Cette sélection est la reconnaissance de ses pairs. Les Ateliers d'art de France sélectionnent chaque année des artistes et des artisans d'art pour exposer dans l'espace Craft. Un film sera tourné sur son stand par « terre TV », une chaîne télé du web.

En 2014 Antonius Driessens crée des oeuvres en perspective. Ces oeuvres en perspective sont retenues par le comité de sélection Macparis 2015.

Louis Doucet, Vice-Président, collectionneur, écrit :

Antonius Driessens se définit comme sculpteur écoresponsable en bois brûlé et bois vieilli. Ses œuvres sont réalisées avec du bois de récupération qui a vieilli des années et a été dégradé par le temps et par les éléments. Il met en avant les défauts résultant de ce long processus de transformation et souligne les contrastes entre les différents types d’érosion. Les planches brutes, plus ou moins lisses, s’opposent ainsi à celles dont la surface, devenue grumeleuse, a été brûlée. Le choix de planches déjà utilisées pour des travaux de construction s’est rapidement imposé à lui, car il y voyait la possibilité de réorienter ces matériaux abandonnés vers leur fonction première : construire. Une forme de très profane rédemption…
Avec cette matière première aux caractéristiques physiques contrastées, Antonius Driessens réalise des pièces murales géométriques qui donnent l’illusion du volume. Les perspectives y sont arbitrairement accentuées, les points de vue et de fuite inattendus. La simplicité superficielle du processus masque une profonde réflexion sur l’illusion, sur la relativité de la perception de l’espace et du temps, sur le recyclage et le détournement, sur l’opposition entre matières vivante et inorganique…


En 2016 il est sélectionné à nouveau pour Macparis.

En 2017 il obtient le prix du public au SIAC à Marseille et le prix du magazine Art Absolument au salon Réalités Nouvelles à Paris pour l'oeuvre "Cube décalé".

En 2018 il obtient le prix de la fondation Taylor au salon Réalités Nouvelles pour l'oeuvre "Égalités nouvelles".
Il participe pour une troisième fois au Macparis, sous sa nouvelle forme avec une sélection encore plus réduite et désormais au Bastille Design Center.
Cette participation dévoile l'utilisation d'une autre matière qui est le denim. Antonius Driessens habite dans le Gard entre Nîmes et les Cévennes, c'est à dire le berceau de la toile de Nîmes. Cet aspect du patrimoine culturelle fait désormais partie de ses matières de préférence. La toile de Nîme, ou plus connu sous l'appelation américain jeans, tout comme le bois, a obtenu aussi une patine par l'usage régulier.

Les coutures présentes dans les jeans sont gardées et elles soulignent les lignes de la perspective préablement dessinées. Le jean en trompe l'oeil permet aussi d'utiliser les lignes non parallelles dans la coupe des jambes qui sont le plaus souvent plus larges en haut qu'en bas.

C'est aussi par respect de cette histoire locale que les oeuvres en jean sont intégrées dans le travail d'Antonius.


oeuvres d'art d'antonius driessens

pièce murale trompe l'oeil

Pièce murale
"Ensemble"
161 x 100 x 3 cm
Bois vieilli, bois brûlé

pièce murale trompe l'oeil

Pièce murale
"Double"
95 x 86 x 3 cm
Bois vieilli, bois brûlé

pièce murale trompe l'oeil

Trompe l'oeil Denim
"Simlock"
82 x 89 x 2 cm
vieux denim sur panneau

Egalités Nouvelles, trompe l'oeil

Sculpture murale
"Égalités nouvelles"
150 x 96 x 3 cm
Bois vieilli, bois brûlé